Quels moyens utilisent-on pour faire des photos aériennes en France?

Il existent de nombreuses solutions pour faire une photo aérienne chacune présentant des caractéristiques spécifiques plus oui moins adaptées au résultat recherché.

- Escabeau: il s'agit ici de prendre quelques mêtres d'altitude pour dominer un sujet. C'est la méthode la plus usuelle des photographes lorsqu'il s'agit de prendre un petit groupe de personnes. Cette méthode est peu onéreuse et sa mise en œuvre est rapide et sans danger (sauf à perdre l'équilibre)

- Étage et Grue: C'est le moyen habituel pour prendre un chantier en construction par exemple et  à la portée de tout chef de chantier ne disposant pas d'un budget pur réaliser des photos aériennes "professionelles". Le résultat peut dépendre des obstacles indésirables dans le champs de l'objectif. Le méthode ne demande qu'un peu de débrouillardise mais le résultat se limité à couvrir les angles de vues accessibles.

- Ballon captif: ce moyen est particulièrement bien adapté à la photo aérienne. Le ballon photo peut être de forme sphérique, gélule ou dirigeable et permet d'emporter jusqu'à 150m d'altitude un appareil photo professionnel qui peut être dirigé à distance en horizontal et en verticale. En se déplaçant au sol et en variant l'altitude, on obtient des vues différentes, souvent imprenables avec des moyens traditionnels. L'utilisation des ballons captifs s'est généralisés dans les années 90 et ils sont encore très utilisés pour les suivi de chantiers. L'utilisation d'un ballon captif est assez simple mais reste conditionnée à des journées sans vent ou avec peu de vent (inf à 25 km/h).

La photographie aérienne par ballon captif est réglementée: elle nécessite un enregistrement auprès des services de la DSAC et en agglomération une autorisation préfectorale préalable. En 2013 on compte environ une cinquantaine d'opérateurs equipés de cette technologie dont le seul reproche reste l'encombrement du ballon qui nécessite un moyen de transport adapté.

- Le Drone: il a le vent en poupe depuis que la réglementation en Avril 2012 a défini ses conditions d'utilisation. Il offre des avantages supérieurs aux abllons captifs car il est moins sensible au vent et peu encombrant. Il peut évoluer jusqu'à 150m d'altitude et surtout lorsqu'il est équipé d'une nacelle avec gyroscopes, il est le seul à permettre des vidéos à basse altitude. Comme toute médaille, la technique a son revers: le pilotage de drone demande une grande expertise (un brevet de pilote est d'ailleurs exigé par la DGAC) car en cas de défaillance des dispositifs de guidage assisté, seul un bon pilote pourra récupérer le contrôle et faire atterrir le drone sans dommage. Le drone, appelé aussi aéronef pilotée sans personne à bord, ou UAV dans les pays anglo-saxons, a une autonomie très limitée et les opérations doivent être menées avec le souci constant (et stressant) de l'état des batteries. Par ailleurs les textes de loi d'avril 2012 réglemente l'utilisation des drone en agglomération ou en présence d'un rassemblement de personnes:  au 15 Janvier 2013, sur les 70 exploitants répertoriés par la DGAC, seuls 7 disposent d'une autorisation pour opérer en ville (sous réserve de l'accord de la Préfecture) .

- L'ULM ou Paramoteur: Ils sont pas très utilisés par les professionnels de la photo aérienne. Ils peuvent évoluer entre 300 et 20 000 pieds et peuvent donc constituer une alternative à l'hélicopter mais leur zone d'évolution est souvent limité à des secteurs ou il y a peu de besoin photographique. Par ailleurs, les impératifs de  pilotage d'un ULM ou d'un paramoteur, rend l'activité photographique secondaire et il ne faut donc pas être très exigeant sur le cadrage. Laphotoaérienne.fr n'utilise pas ce moyen de prise de vue aérienne.

- Helicoptère et Avion: Cette technique est onéreuse mais parfois incontournable. L'entretien des appareils, le salaire du pilote et du photographe,  les coûts de kérosène les destinent a des utilisations intensives (beaucoup de photos en même temps) ou groupées avec d'autres demandeurs ( photos réalisées au cours d'un même vol pour plusieurs clients) . L'avion et l'hélicoptère voluent toujours au dessus des 500 pieds (150m) et souvent bien delà. Leur évolution est rapide et ils peuvent couvrir de nombreux besoins photo en un minimum de temps. Ces moyens sont très adaptés à des relevés topographiques, des mesures thermographiques, et des vues générales. Ils sont peu adaptés à des plans rapprochés et leur utilisation en photo aérienne basse altitude reste anecdotique.

- Les satellites: Ils sont sans équivalent pour des vues à très hautes altitudes. Leur utilisation pour un besoin très spécifique reste encore hors de prix, mais les banques de données existantes, via Google Map , Google Earth ou IGN sont des informations très utiles et très utilisées. Leur mise a disposition gratuite ou presque est très complémentaire à la réalisation de photos aériennes basse altitude.

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